French poem
Lever de Soleil
by Pamphile Le May (1837–1918)
Les sommets du levant se teintent de vermeil. Une lueur s'étend, encore molle et basse, Et puis, le feu jaillit. Sur la campagne lasse De dormir, les oiseaux vont sonner le réveil.
Et moi je peux vous dire un lever de soleil Qui ne dore jamais les lointains de l'espace. Il rayonne pourtant, et son éclat surpasse Le lever d'orient que l'on dit sans pareil.
L'un embrase le ciel et l'autre nous embrase. Notre âme le contemple en une ardente extase, Et dans un trouble extrême elle attend son retour.
Ce lever ravissant qui nous jette en démence, C'est l'oeil ivre qui s'ouvre à l'appel de l'amour, Et promet la flambée au beau jour qui commence.