French poem
À M. le docteur Chauffart
Le poète n’est parbleu pas ce que l’on croit. Il n’a que quand il veut toutes les ignorances Sans trop d’âpre verdeur ou de préjugés rances Et parfois même il sent profond et pense droit.
Son regard va, cruel et précis comme un doigt Et sa tête, qui sait mûrir les apparences, Taisant soudain ses bruits de peurs et d’espérances, Voit terriblement clair à ce qu’autrui lui doit.
Non son cœur, proie intarissable à l’infortune, Mais sa tête, après tout auguste, et cœtera, Et dès lors pour beaucoup s’amasse une rancune
Qui saura s’assouvir, advienne que pourra. Mais, ô fraîcheur ! pour quelques-uns elle recense Et réserve, à tout prix ! quelle reconnaissance !