French poem
Chanson pour L…
« Enfin, après deux ans, je te revois » — et t’aime Pour de bon cette fois, À cause de ton corps d’abord, et surtout même, En raison de ta voix
Si bonne et si calmante et qui dicte des choses Paisibles à mon cœur Un peu cruel mais doux au fond telles aux roses Les épines et, sœur
Presque aimée à cause de la génie sagesse À travers tant et tant De gaieté polissonne, et de cette largesse D’un cœur pourtant prudent,
Que ton cœur et mon cœur régnent donc sans consteste Sus notre vie à tous Les deux — et dès ce soir (ô jour, je te déteste !) Soyons-nous bons et doux !