French poem
Ces quelques vers, libelle imbelle
Ces quelques vers, libelle imbelle, Commencés chrétiennement Bien qu’un peu pédantesquement, En somme font une fin belle.
Après avoir vagabondé, Malgré de trop strictes promesses, Dans passablement de prouesses D’où leur nom sortit galvaudé,
Leur beau renom de vers bien sages Que d’aucuns voudraient anodins, Mais encor mieux que trop badins Ou trop férus en tels passages,
Ils en reviennent, ces vers miens, Contrits de toutes les manières, Arborant les seules bannières, Vexilla regis, en chrétiens.
En pénitents, vœux et pratique Qui se retirent du démon Et, débutant par un sermon, Se parachèvent en cantique…
Fasse Dieu qui voit l’avenir, À l’auteur de ce petit livre Qui, lui non plus, ne sut pas vivre, La grâce aussi de bien finir.