Versos French Paul Verlaine Petty Larcenies

French poem

Petty Larcenies

by

Listen in the reader

Canaille subalterne, Sergots, cochers, logeurs, Plate race à l’œil terne, Chiens couchants et mauvais coucheurs,

Je vous aime et j’estime Votre petit trafic, Qui, n’osant pas le crime. Meut et vole, depuis le flic

Jusqu’au collignon rouge De veste et de gilet, Jusqu’au teneur de bouge Et de sommeil qu’un rien troublait.

T’en souvient-il. Moi-même, De tous leurs humbles trucs, Quand la richesse extrême N’avait pas pompé tous tes sucs !…

Le flic aimait la pièce, Aussi le collignon. L’hostelier, gente espèce, À son tour ne disait pas non…

Puis, pour être à la coule De ce siècle crevant, Chacun de cette foule Donnait gentiment de l’avant.

Et, les yeux en extase Vers la Haute, ces bons Garçons — le fond du vase — À leur tour devenaient fripons.

Et de fripons fripouilles, Si que, selon les gens, « C’est la fin des grenouilles… » Grands dieux, soyez-nous indulgents !