French poem
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Je ne veux plus devoir à des gens comme vous : Je vous trouve, Philis, trop rude créancière. Pour un baiser prêté, qui m’a fait cent jaloux, Vous avez retenu mon âme prisonnière. Il fait mauvais garder un si dangereux prêt ; J’aime mieux vous le rendre avec double intérêt, Et m’acquitter ainsi mieux que je ne mérite ; Mais à de tels paiements je n’ose me fier, Vous accroîtrez la dette en vous laissant payer, Et doublerez mes fers si par là je m’acquitte. Le péril en est grand, courons-y toutefois, Une prison si belle est trop digne d’envie ; Puissé-je vous devoir plus que je ne vous dois, En peine d’y languir le reste de ma vie !
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