Versos French Pierre Corneille Sur la mort du roi Louis XIII

French poem

Sur la mort du roi Louis XIII

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Sous ce marbre repose un monarque sans vice, Dont la seule bonté déplut aux bons François, Et qui pour tout péché ne fit qu’un mauvais choix, Dont il fut trop longtemps innocemment complice.

L’ambition, l’orgueil, l’audace, l’avarice, Saisis de son pouvoir, nous donnèrent des lois, Et bien qu’il fût en soi le plus juste des rois, Son règne fut pourtant celui de l’injustice.

Vainqueur de toutes parts, esclave dans sa cour, Son tyran et le nôtre à peine perd le jour, Que jusque dans la tombe il le force à le suivre. Jamais de tels malheurs furent-ils entendus ? Après trente-trois ans sur le trône perdus, Commençant à régner, il a cessé de vivre.

Sous ce marbre repose un monarque sans vice, Dont la seule bonté déplut aux bons François, Ses erreurs, ses écarts vinrent d’un mauvais choix, Dont il fut trop longtemps innocemment complice.

L’ambition, l’orgueil, la haine, l’avarice, Armés de son pouvoir, nous donnèrent des lois ; Et bien qu’il fût en soi le plus juste des rois, Son règne fut toujours celui de l’injustice.

Fier vainqueur au dehors, vil esclave en sa cour, Son tyran et le nôtre à peine perd le jour, Que jusque dans sa tombe il le force à le suivre ;

Et par cet ascendant ses projets confondus, Après trente-trois ans sur le trône perdus, Commençant à régner, il a cessé de vivre. Sous ce tombeau repose un roi qui fut sans vice, Dont la seule bonté fit tort aux bons François, Et qui pour tout péché ne fit qu’un mauvais choix, Dont il fut à la fois et victime et complice.

L’ambition, l’orgueil, la fraude, l’avarice, Saisis de son pouvoir, nous donnèrent des lois ; Et bien qu’il fût en soi le plus juste des rois, Son règne fut pourtant celui de l’injustice.

Craint de tout l’univers, esclave dans sa cour, Son tyran et le nôtre à peine sort du jour, Que jusque dans sa tombe il le force à le suivre.

Jamais de tels malheurs furent-ils entendus ? Après trente-trois ans sur le trône perdus, Commençant à régner, il a cessé de vivre. Sous ce marbre repose un monarque françois, Que ne sauroit l’envie accuser d’aucun vice ; Il fut et le plus juste et le meilleur des rois, Son règne fut pourtant celui de l’injustice.

L’ambition, l’orgueil, l’intérêt, l’avarice, Revêtus de son nom, nous donnèrent des lois ; Sage en tout, il ne fit jamais qu’un mauvais choix, Dont longtemps nous et lui portâmes le supplice.

Vainqueur de toutes parts, esclave dans sa cour, Son tyran et le nôtre à peine sort du jour, Que jusque dans la tombe il le force à le suivre.

Jamais pareils malheurs furent-ils entendus ? Après trente-trois ans sur le trône perdus, Commençant à régner, il a cessé de vivre. Sous ce marbre repose un monarque françois, Que ne sauroit l’envie accuser d’aucun vice ; Il fut et le meilleur et le plus grand des rois, Son règne fut pourtant celui de l’injustice.

Sage en tout, il ne fit jamais qu’un mauvais choix, Dont longtemps nous et lui portâmes le supplice ; L’ambition, l’orgueil, l’intérêt, l’avarice, Revêtus de son nom, nous donnèrent des lois.

Vainqueur de toute parts (sic), esclave dans sa cour, Son tyran et le nôtre à peine sort du jour, Que dans la tombe même il le force à le suivre.

Jamais pareils malheurs furent-ils entendus ? Après trente et trois ans sur le trône perdus, Commençant à régner, il a cessé de vivre. Sous ce marbre repose un monarque françois, Que ne sauroit l’envie accuser d’aucun vice ; Il fut et le plus juste et le meilleur des rois, Son règne fut pourtant celui de l’injustice.

Sage en tout, il ne fit jamais qu’un mauvais choix, Dont longtemps nous et lui portâmes le supplice ; L’ambition, l’orgueil, l’intérêt, l’avarice, Revêtus de son nom, nous donnèrent des lois.

Vainqueur de toute part, esclave dans sa cour, Son tyran et le nôtre à peine sort du jour, Que dans la tombe même il l’oblige à le suivre.

Jamais pareils malheurs furent-ils entendus ? Après trente-trois ans sur le trône perdus, Commençant à régner, il a cessé de vivre.