French poem
Marie, que je sers en trop cruel destin
Marie, que je sers en trop cruel destin, Quand d’un baiser d’amour vostre bouche me baise, Je suis tout esperdu, tant le cœur me bat d’aise : Entre voz doux baisers puissay-je prendre fin. Il sort de vostre bouche un doux flair, qui le thin, Le josmin et l’œillet, la framboise et la fraise Vient de la bouche au cœur par un nouveau chemin. Il sort de voz tetins une odoreuse haleine (Je meurs en y pensant) de parfum toute pleine, Digne d’aller au ciel embasmer Jupiter. Mais quand toute mon ame en plaisir se consomme Mourant dessus voz yeux, lors pour me despiter Vous fuyez de mon col pour baiser un jeune homme.