French poem
Poème 120 (Non la chaleur de la terre…)
Non la chaleur de la terre, qui fume Béant de soif au creus de son profond : Non l'Avantchien, qui tarit jusqu'au fond Les tiedes eaus, qu'ardant de soif il hume :
Non ce flambeau qui tout ce monde alume D'un bluëtter qui lentement se fond, Bref ni l'esté, ni ses flames ne font Ce chaut brazier qui m'enbraize & consume.
Vos chastes feus, esprits de vos beaus yeus, Vos dous éclairs qui rechaufent les dieus, Seuls de mon feu eternizent la flame :
Et soit Phoebus attelé pour marcher Devers le Cancre, ou bien devers l'Archer, Vôtre oeil me fait un esté dans mon ame.
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