French poem
Poème 127 (Quand en songeant ma follâtre j’acolle…)
Quand en songeant ma follâtre j’acolle, Laissant mes flancs sus les siens s’alonger, Et que d’un branle habilement leger, En sa moitié ma moitié je recolle:
Amour adonc si follement m’affolle, Qu’un tel abus je ne voudroi changer, Non au butin d’un rivage étranger, Non au sablon qui jaunoïe en Pactole.
Mon dieu, quel heur, & quel contentement, M’a fait sentir ce faus recollement, Changeant ma vie en cent metamorfoses?
Combien de fois doucement irrité, Suis-je ore mort, ore resuscité, Entre cent lis, & cent vermeilles roses?
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