French poem
Poème 126 (Le pensement, qui me fait devenir…)
Le pensement, qui me fait devenir Hautain & brave, est si dous que mon ame Desja desja impuissante se pâme, Yvre du bien qui me doit avenir.
Sans mourir donq, pourrai-je soutenir Le dous combat, que me garde Madame, Puis qu’un penser, si brusquement l’entame, Du seul plaisir d’un si dous souvenir?
Helas, Venus, que l’écume feconde, Non loin de Cypre, enfanta dessus l’onde, Si de fortune en ce combat je meurs,
Reçoi ma vie, O deesse, & la guide Parmi l’odeur de tes plus belles fleurs, Dans les vergers du paradis de Gnide.
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