French poem
Poème 137 (Ce ris plus dous que l'œuvre…)
Ce ris plus dous que l'œuvre d'une abeille, Ces doubles lis doublement argentés, Ces diamans à double ranc plantés Dans le coral de sa bouche vermeille,
Ce dous parler qui les mourans esveille, Ce chant qui tient mes soucis enchantés, Et ces deus cieus sur deus astres antés, De ma deesse annoncent la merveille.
Du beau jardin de son printans riant, Naist un parfum, qui mesme l'orient Embasmeroit de ces douces aleines. Et de là sort le charme d'une vois, Qui tous ravis fait sauteler les bois, Planer les mons, & montaigner les plaines.
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