French poem
Poème 138 (Dieus, si là haut s'enthrône la…)
Dieus, si là haut s'enthrône la pitié, En ma faveur, ores ores qu'on jette Du feu vangeur la meurtriere sagette, Pour d'un mauvais punir la mauvaistié,
Qui seul m'espie, & seul mon amitié Va detraquant, lors que la nuit segrette, Et mon ardeur honteusement discrette, Guident mes pas où m'atent ma Moitié.
Accablés, Dieus, d'une juste tempeste L’œil espion de sa parjure teste, Dont le regard toutes les nuis me suit :
Ou lui donnés l'aveugle destinée Qui aveugla le malheureus Phinée, Pour ne voir rien qu'une eternelle nuit.
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