French poem
Poème 42 (Quand au matin ma Déesse s’abille…)
Quand au matin ma Déesse s’abille, D’un riche or crespe, ombrageant ses talons, Et que les rets de ses beaus cheveus blons En cent façons énnonde & entortille:
Je l’acompare a l’escumiere fille Qui or pignant les siens jaunement lons, Or les ridant en mille crespillons Nageoit abord dedans une coquille.
De femme humaine encore ne sont pas, Son ris, son front, ses gestes, ni ses pas, Ni de ses yeus l’une & l’autre chandelle.
Rocs, eaus, ni bois, ne celent point en eus Nymphe, qui ait si follâtres cheveus, Ni l’oeil si beau, ni la bouche si belle.
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