French poem
Puis que tu cognois bien
Puis que tu cognois bien qu’affamé je me pais Du regard de tes yeux, dont larron je retire Des rayons, pour nourrir ma douleur qui s’empire, Pourquoy me caches-tu l’œil par qui tu me plais ?
Tu es deux fois venue à Paris, et tu fais Semblant de n’y venir, afin que mon martire Ne s’allège en voyant ton œil que je désire, Dont la vive vertu me nourrist de ses rais.
Tu vas bien à Hercueil avecque ta cousine Voir les prez les jardins et la source voisine De l’Antre, où j’ay chanté tant de divers accords.
Tu devois m’appeler, oublieuse Maistresse : Ton coche n’eust courbé soubs une masse espesse : Car je ne suis plus rien qu’un fantôme sans corps.