French poem
V
Tu te donnes à moi comme une fleur qui ne s’épanouit qu’aux approches du soir et dont la présence se trahit par les senteurs qu’elle dégage dans l’ombre. Ainsi vient à pas sourds le printemps, quand ses bourgeons gonflent les écorces.
Tu t’imposes à mon esprit comme les hautes vagues de la marée montante, et mon cœur se noie sous des chants houleux.
Je pressentais ta venue comme la nuit pressent l’aube. A travers des nuages qui s’empourprent un ciel nouveau m’est révélé.