French poem
Vii
Dans une heure d’inconscience je suis venu. Mais toi, lève les yeux et laisse-moi deviner si des fantômes s’y attardent encore, semblables à ces nuées qui musent au zénith. Et puisque je suis là, tolère ma présence.
Les roses du jardin boutonnent déjà; elles ignorent que nous négligerons de les cueillir lorsqu’elles seront fleuries... L’étoile du matin palpite; une lueur se mêle aux rameaux dont s’ombrage ta fenêtre, comme en des jours passés.
Mais que ces jours soient passés je l’oublie durant une heure.
J’oublie si jamais tu m’as humilié en te détournant lorsque je t’ouvrais mon âme. Il ne me souvient que des mots arrêtés sur tes lèvres tremblantes, et d’avoir vu dans ton regard glisser les ombres de la passion.
J’oublie que tu as oublié! me voici.