French poem
Xiv
Amant téméraire de la nature, ô Printemps, fais haleter le cœur des forêts dans son effort pour s’exprimer!
Viens en souffles d’inquiétude là où des fleurs s’épanouissent parmi des feuilles nouvelles! Romps comme une révolte lumineuse la vigile nocturne, et sous la terre même annonce leur liberté prochaine aux semences emprisonnées!
Comme l’éclair, comme l’orage, va, pénètre soudain dans la ville nombreuse. Délivre le verbe figé; dirige la lutte inconsciente; ranime l’ardeur qui faiblit... Vaincs la mort!