French poem
Xiii
Votre pensée m’accompagne sans cesse, Bien Aimée; puissiez-vous en retour ne pas penser à moi seulement quand vous en avez le loisir. Ma vie se passe à vous attendre; puissiez-vous ne pas venir à moi seulement quand vous vous souvenez!
Sur ma couche solitaire je demeure des nuits entières à vous espérer. La lueur de ma lampe pâlit enfin dans l’aube naissante, et mes yeux sont las d’avoir longtemps veillé.
Couronnée de grâces vous marchez en chantant au milieu des heures heureuses. Se peut-il qu’à ces heures heureuses j’aille mêler mes pas si le hasard me les fait rencontrer?