French poem
Xiv
Elle a vers moi tourné légèrement la tête et m’a lancé un furtif regard d’adieu.
Ce fut son ultime don. Où pourrai-je dorénavant le préserver des heures écrasantes?
Le soir doit-il vraiment effacer cette tendre lueur d’angoisse comme il efface la dernière flamme du soleil couchant? Faut-il que l’orage l’entraîne dans ses urnes, comme il entraîne le pollen dispersé des fleurs?
Laissez à la mort la gloire des princes et la puissance des riches. A moi les larmes et le souvenir d’un regard passionné!
Mon chant dit: «Je n’envie ni la gloire des princes ni la puissance des riches, mais telles choses précieuses et secrètes m’appartiennent.»