French poem
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Je crois t’avoir aperçue en songe avant de te connaître; telles sont les presciences d’Avril avant les plénitudes du printemps.
La vision que j’eus de toi n’est-elle pas venue alors que toutes choses s’imprégnaient du parfum des Sals en fleurs, quand le scintillement vespéral de la rivière ajoutait comme une frange à la blondeur des sables, quand les rumeurs des jours d’été s’entremêlaient vaguement?
Oui, moqueuse et fuyante la vision que j’eus de ton visage en des heures évadées!