French poem
Camille Desmoulins
by René Crevel (1900–1935)
Veste Jonquille et pantalon nankin du linge blanc. La ville est propre sur une chaise Desmoulins devient le Roi du beau jardin. Les mots sont des oiseaux et pennés d’aujourd’hui. L’espoir duvet tendre les enveloppe. Seront-ils aigles, vautours ou bien flamants. Après avoir erré par tous les coins du ciel trop tard ils se poseront bleus, blancs, rouges ciel, linge, sang et croiront claquant des ailes à tout pignon donner l’infini aux inquiets le bonheur aux simples la gloire aux cruels. Palais Royal où Desmoulins ne savait pas il ne songeait guère à vos couleurs fiers oiseaux qu’il libérait.
Il ouvrait toutes les cages. Le ciel de France était si sage. Le dessin des allées faisait un bon devoir, Tout était beau ; c’était le soir les femmes pensaient à l’amour et à des luttes où la sueur de l’homme prend l’odeur de son sexe. Désirs en arabesque même les fleurs sentaient la chair. Or Desmoulins ne s’était souvenu que du linge très frais à son front fatigué du linge transparent qui fait la peau plus blanche… Et pour sa tête haute, le ciel, tout le ciel était descendu.