French poem
Métro
by René Crevel (1900–1935)
Les nègres de mon enfance tachaient bien le ciel de France mais leur flûte en acajou savait un air drôle et doux. Or les nègres ont perdu jusqu’à l’orgueil de couleur. Et de marine vêtus ils croient encore au bonheur. Ces enfants des pays chauds aujourd’hui sont devenus chefs de gare du métro.