Versos French Robert Brasillach Fresnes

French poem

Fresnes

by (1909–1945)

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Le parc de Sceaux à l’horizon, La route des pélerinages, Les peupliers et les saisons Nous offrent les libres images Avec lesquelles nos prisons Essaient de nous tenir sages.

Les quatre murs de la cellule Sont peuplés quand tombe le soir Des feux où notre cœur se brûle, Des spectres que nul ne peut voir, Dont la foule pourtant circule Et nous tend les mains dans le noir.

Un sifflet dans les corridors, Un œil qui s’ouvre à notre porte, Un chariot qui repart encor, Un chaudron que l’on nous apporte Semblent bruits qui montent d’un poste, Signaux d’un train ou d’une escorte.

Je pense à ceux qui des années Ont attendu près des barreaux, Dans ces bruits de gare étouffée L’heure où partira le bateau, Quand la passerelle est ôtée Et que l’on tire l’ancre de l’eau.