French poem
Viii
by Robert de Bonnières (1850–1905)
COMMENT LES ABEILLES CHANTÈRENT, CE QUE L'AUTEUR EXPOSE EN MANIÈRE DE CONCLUSION
Le vieux conte que j'ai suivi, Dit encore, entre autres merveilles, Que sur ce les bonnes Abeilles, S'empressant toutes à l'envi, De miel et de cire embaumée Vinrent murer le monument Où notre glorieux amant Dormait avec sa bien-aimée; Et que notre Essaim tout autour De cette belle sépulture, Dont il avait clos l'ouverture, Forma jusqu'au déclin du jour Des chants faits de si doux bruits d'ailes, Qu'il était plus croyable encor Qu'il célébrât les noces d'or Des Epoux à jamais fidèles.