French poem
Sonnet
by Robert de Bonnières (1850–1905)
Oh! si j'étais en ce beau sein ravie De celui-là pour lequel vais mourant, Si avec lui vivre le demeurant De mes courts jours ne m'empêchait envie.
Si m'accolant, me disait: Chère Amie, Contentons-nous l'un l'autre, s'assurant Que ja tempête, Euripe, ni courant Ne nous pourra desjoindre en notre vie, Si de mes bras le tenant accolé, Comme du Lierre est l'arbre encercelé, La mort venant, de mon aise envieuse:
Lorsque souef plus il me baiserait, Et mon esprit, sur ses lèvres fuirait, Bien je mourrais, plus que vivante, heureuse.
Cf. Oeuvres de Louise Labé, Lyonnaise, Sonnet XIII