French poem
Ce Louis-Salomon, cet Apollon-César
by Robert de Montesquiou (1855–1921)
Ce Louis-Salomon, cet Apollon-César, Auprès de son épouse admet sa concubine ; Et, dans un dualisme exaspéré, combine Le voluptueux bouc, et l’autocrate czar.
Depuis près de cent ans qu’il est dieu sur son char, S’usent l’or de son astre, et l’art de sa crépine ; De dédain et d’ennui se crispe sa babine Sous les mots flamboyants du mur de Balthazar,
La Reine de Saba, Vénus des moricaudes, Qui vient le soulager de ses funèbres laudes, C’est la Mort : elle arrive à temps ; il faisait nuit.
Et ce suprême orgueil que son doigt vient détendre, Et qui, d’un dernier souffle, achève tant de bruit, À la Mort, en mourant, dit : « J’ai failli t’attendre ! »
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