French poem
Qu’on ne compare point les troubles de la Seine
by Saint-Amant (1594–1661)
Qu’on ne compare point les troubles de la Seine À ceux de la Tamise, où l’orgueil mesme agit ; C’est un fleuve brutal qui sans cause mugit, Mais l’autre avec raison murmure en voix humaine.
Paris ayme le roy, Paris ayme la reyne ; Son auguste sénat pour leur bien le régit ; Et mon œil est trompé si sa nef ne surgit Dans le port où la gloire est promise à la peine.
Ces rebelles complots de ligue, d’union, N’y ressuscitent point la perfide Enyon Qui fit du dernier siècle un siècle d’insolence.
On n’y voit point frémir cette rage d’enfer, Et Themis aujourd’huy, dans sa propre balence, Pour deffendre son droit peze son propre fer.
More by Saint-Amant
- Que de ton beau jardin les merveilles j’admire
- Que dira-t-on de moy si je ne dis rien d’elle ?
- Que me viens-tu de dire, estrange Renommée ?
- Qui diantre auroit pensé que la guerre en ce lieu
- Qu’un lasche et maudit flagorneur
- Rare et fameux abbé, qui sur tout l’univers
- Regrets
- Reine dont les vertus hautes et genereuses