French poem
Que de ton beau jardin les merveilles j’admire
by Saint-Amant (1594–1661)
Que de ton beau jardin les merveilles j’admire ! Que tout ce qu’on y voit, que tout ce qu’on y sent A d’aymables rapports avec le doux accent De ce divin oyseau qui chante et qui souspire !
Qu’après ces rares sons dont triomphe ta lire, Mon oreille se plaist au tonnerre innocent Que l’on oit dans ta voulte où ravy l’on descent, Pour monter en un lieu que seul tu peux descrire !
Que les trésors fueillus de ces rameaux divers, Formant un beau désordre en leurs ombrages vers, Me charment les esprits et me comblent de joye !
Et combien la nature on me verroit bénir Si par un heureux sort, qu’aux arbres elle octroyé, En vieillissant comme eux tu pouvois rajeunir !
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