Versos French Saint-Amant Quand je la voy, cette gorge yvoirine (Sonnet)

French poem

Quand je la voy, cette gorge yvoirine (Sonnet)

by (1594–1661)

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Quand je la voy, cette gorge yvoirine Où l’oyseau-dieu souvent se va nicher, Comme un goilan qui sur quelque rocher Fait ses petits au bord de la marine ;

Quand je la voy, cette main qui burine D’un trait aigu ce nom qui m’est si cher, Dessus mon cœur, j’ars, ainsi qu’un buscher, D’un feu qui plaist à ma gente Corine.

Son poil, son œil, son tant aymable vis Accompagné d’un gracieux devis, Plonge mes sens dans un doux fleuve d’aise ;

Et quand je songe à tout le demeurant Que sous sa robe en mon ame je baise, De trop d’amour j’expire en soupirant. …… Pelletier crotté jusqu’à l’échine. Va mendier son pain de cuisine en cuisine ;

Mais cet autre poëte est bien plein de ferveur ; ll est blesme, transy, solitaire, resveur ; La barbe mal peignée, un œil branslant et cave, Un front tout refrogné, tout le visage have, Ahanne dans son lict et marmotte tout seul. Comme un esprit qu’on oit parler dans le linceul. Grimasse par la rue, et, stupide, retarde Ses yeux sur un objet sans voir ce qu’il regarde.

Il n’est point de ciment que le temps ne dissoude… Dois-je trouver mauvais qu’un méchant pourpoint noir Qui m’a duré dix ans soit percé par le coude ? Le propre soir du mesme jour. Livet, revenant de la cour. Fut assailly par une bande Contre laquelle, encor que grande, Comme il estoit homme de bien, Il le défendit assez bien ; Mais il fallut céder au nombre ; Ayant esté fort mal mené. Il fut enfin assassiné.

— D’où vient qu’on a tant approché Cette Justice du marché ? — Rien n’est plus facile à comprendre : C’est pour montrer qu’elle est à vendre.

À la fin tous ces jeux que l’athéisme élève Conduisent tristement le plaisant à la Grève. (Boileau) Ces nobles mots : moults, ains, jaçoit, Ores, adonc, maint, ainsi-soit, A-tant, ai-que, piteux, icelle, Trop-plus, trop-mieux, blandice, isnelle. Pieça, tollir, illec, ainçois…

… de Gournay la pucelle. Les Ponts-Bretons charmèrent Autrefois nos esprits. Les Petits-Doigts gagnèrent Bientôt après le prix. Maintenant on les blâme De n’être pas curieux…

Je boirai tout si tu me veux pleiger. On y voit plus de trente eglises, Et pas un pauvre cabaret. Ouy, vous étiez de la partie Lorsque l’on fit cette sortie. Et l’on peut dire avec raison Que pour terminer cette affaire Vous payâtes la garnison Qui tua votre petit frère.

Pour declarer mon vouloir, ô ma tante ! Et sur quel point j’ay ors mis mon attente. Et que sçachiez seurement et de seur Ce qui me cause une extresme douceur…

Le bon Crétin au vers équivoqué. Grande et petit : sautereaux, sauterelles. Ont de plaisir et liesse abondance : On chante, on rit ; qui le corps a bon danse ; Et pour montrer qu’il ne leur chaille mie Des maux passés, l’un prend sa chalemie (chalumeau), L’autre un tabour, l’autre une cornemuse ; Celuy n’y a qui en son cor ne muse.

Verbe eternel dès le commencement, Mis en secret dedans le pensement Du Dieu puissant… Un sonnet sans défauts vaut seul un long poème.

Marot bientôt après fit fleurir les ballades, Tourne des triolels… Une chançonnete chanta Tele que je vous diray jà.

Diex ! trop demeure mes amis. Tart m’es que le revoie. Li biaus, li courtois, li jolis ; Diex ! trop demeure mes amis ! Puis qu’en luy sont tous biens assis. Pourquoi ne l’ameroie ? Diex ! trop demeure mes amis : Tart m’est que le revoie.

J’ay veu qu’un sonnet acrostiche, Anagrammé par l’emistiche… Ô très-saint nai à reformer le service de Dieu ! Ce dessein illustre de roi te va faire renomer ; Ce rare soin fera reluire ton juste diadesme ; Le roi des cieux remunerera ta foi si ardente. Ta foi divinisée otera d’erreur les mecreants. Le doctrine de vie en tes jours sera rafemie : Desja on t’admire à te voir refrener les vices. Deifié en mile vertus sacrées on t’ira adorer. En divers efets la misericorde ornera ta vie : Ta vie se va rendre en effet le miroir des rois ; Ô rare ! le sacré nom de juste te fera diviniser ! Rare et divin, redoneras les offices au merite : Tu seras idoine à rendre la justice reformée, Astrée, ton aimé desir, s’offre à revenir du ciel : Mars, dieu si redouté, en terre a fini sa colere. Je vois desja un rare accord entre fils et mere ; Ton roiaume sera si fidele à te rendre service ! Tu feras Anne mere, et des lors joie ici durera. Vrai cœur de lion, si ardent et fier ès armées, Va ès terres idumées i donner et i ancrer la foi ; Revere la crois et Dieu afermira ton dessein ; Ce mistere i refleurira en deues adorations. Ton armée, sire, efroiera le Turc desja desuni. Aie ton ferme recours en Dieu, il t’i addressera. Dieu t’a reservé à redifier le sacré mont Sion. Sion t’admirera en rares œuvres de felicité. Le cretien te semond a l’i favoriser d’arrivée Le mer sise s’ofrira de l’i conduire en seureté. Le fameux Jordan se sentira recreé de t’i voir ; L’Eufrate, Sire, recevra ton domaine si desiré ; Enfin tu seras crié et adoré roi de Jerusalem. Et vas fere en Orient des miracles de vrai roi.

Quand les Français prendront Arras, Les souris prendront les chats. Et le destin m’auroit fort obligé S’il m’avait dit : Tu vivras jusqu’au G.