French poem
« Ô si chère de loin et proche et blanche, si » (Diptyque de Flandre. Triptyque de France)
« Ô si chère de loin et proche et blanche, si Délicieusement toi, Chéry, que je songe À quelque baume rare, émané par mensonge Sur aucun bouquetier de cristal obscurci.
Le sais-tu, oui ! pour moi voici des ans, voici Toujours que ton sourire éblouissant prolonge La même rose avec son bel été qui plonge Dans autrefois, et puis dans le futur aussi.
Mon cœur qui, dans les nuits, parfois cherche à s’entendre Ou de quel dernier mot t’appeler le plus tendre S’exalte en celui rien que chuchoté de sœur.
N’était, très grand trésor et tête si petite, Que tu m’enseignes bien toute une autre douceur Tout bas par le baiser seul dans tes cheveux dite. »
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