French poem
La Maison solitaire
by Stuart Merrill (1863–1915)
C’est ici la maison de douce solitude Dont le vantail de bois ne s’entr’ouvre, discret, Comme à l’appel de Dieu, qu’au cri d’inquiétude Du vagabond venu du fond de la forêt.
C’est ici la maison dédiée à l’étude Où la lampe allumée à l’heure du secret Éclaire les feuillets que ma béatitude Livre au leurre du temps sans remords ni regret.
C’est ici la maison qui te vit apparaître, Ô charmeuse qui sus, avec des mots d’amour, Faire fleurir la rose au bord de la fenêtre.
C’est ici la maison d’un trop tardif séjour Où l’on ne m’a pas dit qu’en un soir de désastres La Ville avait hurlé ses chants de mort aux astres.