French poem
Le vent souffle sur la falaise
by Stuart Merrill (1863–1915)
Le vent souffle sur la falaise, Les fleurs tombent dans le verger. Pourquoi donc en moi ce malaise Et ce désir de m’affliger ?
C’est sans raison que je soupire. La terre est comme un lit d’amour, Toute la mer est un sourire. Qu’es-tu plus triste que ce jour ?
Ah ! demandez au vent qui passe Au printemps qui meurt dans les fleurs, Et laissez à ceux que tout lasse Le bonheur secret de leurs pleurs.