Versos French Stuart Merrill Vii

French poem

Vii

by (1863–1915)

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Je suis mort au bord de la grève      D’un pays dont je fus roi Las moi! qu’ai-je trompé le rêve      Des blancs guerriers le la foi?

Leurs trompettes d’or dans l’automne      Tonnent, et leurs cris de deuil Vibrent dans le vent monotone      Qui souffle sur mon cercueil.

Dans ma main se rouille l’épée      Qui flamba sur maints combats Quand les chantres de l’épopée      Suivaient l’éclair de mes pas.

Tout est fini. La Renommée      Ne sacrera plus ce front Des fraîches palmes d’Idumée      Qui sauvent de tout affront.

Et les vierges qui par les routes      Semaient sous mon char des lys, Je crois qu’elles vont s’enfuir toutes,      Riant des jours de jadis.

Pourquoi pleurer les infidèles      En mon éternel sommeil? Je sais que quand les hirondelles      Voleront vers le soleil,

Ta viendras, ô Reine du rêve,     De l’hiver des mers du Nord, Ravir mon âme vers la grève      Où tout souvenir s'endort.