Versos French Stuart Merrill X

French poem

X

by (1863–1915)

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Le lierre noir et la rose églantine      Défendent les porte du jardin      Où le soir d’un printemps qui s’obstine      Est tout d’azur et d’incarnadin.

Dehors s’éplorent les folles fontaines      Qui virent mi-mort d'amour l'Enfant     Venu par les routes incertaines      Vers ce seuil du rêve triomphant,

N’ayant connu ni la magique épée      Que ne rouille pas le sang des fleurs,      Ni la parole de l’épopée      Par laquelle s’enfuit l’heure en pleurs,

Il s’agenouilla, très las, dans la poudre      De la route ouvert à tous les pas      Où les chars font le bruit de la foudre      Et leurs sonnailles celui d'un glas.

Quelles flûtes se dirent, dans les roses,      La victoire du soir sur celui      Qui crut servir l’esprit et les choses      Du lendemain et de l’aujourd'hui?

O pâle Enfant désireux des corolles,      Close longtemps est la porte d’or      Que seules descellent les paroles      De ceux qu veulent le vrai trésor.

Laisse-toi donc dormir hors de l’enceinte      Où chante te dernier rossignol;      Sache croire que l’attente est sainte,      Et donne à tes seuls rêves leur vol.

Et peut-être enfin les portes de flamme      S'ouvriront-elles à ton appel      Sous l’aube où les fleurs, ayant une âme,      En feront sauter le triple scel.