Versos French Théodore de Banville La Déesse

French poem

La Déesse

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Quand au matin ma deesse s’habille D’un riche or crespe ombrageant ses talons… Quand les trois déités à la charmante voix Aux pieds du blond Pâris mirent leur jalousie, Pallas dit à l’enfant : Si ton cœur m’a choisie, Je te réserverai de terribles exploits.

Junon leva la tête, et lui dit : Sous tes lois Je mettrai, si tu veux, les trônes de l’Asie, Et tu dérouleras ta riche fantaisie Sur les fronts inclinés des peuples et des rois.

Mais celle devant qui pâlissent les étoiles Inexorablement détacha ses longs voiles Et montra les splendeurs sereines de son corps.

Et toi lèvre éloquente, ô raison précieuse, Ô Beauté, vision faite de purs accords, Tu le persuadas, grande silencieuse !

Juin 1842.