French poem
Les Baisers
Écartez mes cheveux comme vous le faisiez Lorsque ce front livide était plein de rosiers, Et que ma pâle joue était encor fleurie ; Et venez y poser votre lèvre chérie. Car bien qu’ils soient déjà flétris, nos cheveux d’or, Nos mères de leurs doigts les caressent encor, Et toujours les baisers célestes de leurs lèvres Savent guérir nos fronts brûlés par mille fièvres.
19 novembre 1845.