French poem
Aux soirs mornes, devant la table d’un café
by Tristan Derème (1889–1941)
Aux soirs mornes, devant la table d’un café, Cependant que s’attriste un air ébouriffé Que chante avec aigreur une excentrique étique Auprès d’un violon enduit de cosmétique Dont le sourire amer dure depuis des ans, Je regarde flotter sur les crânes luisants Des vieux habitués qui rêvent, la fumée De ma pipe où sourit une figure aimée.
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