French poem
C’est le feuillage noir des platanes que perce
by Tristan Derème (1889–1941)
C’est le feuillage noir des platanes que perce Une flèche de lune et la sonore averse Des nocturnes. Ô nuit musicale ! J’attends… Et j’attendais que tes bras ivres de printemps Vinssent avec fraîcheur se nouer à mes tempes. Aujourd’hui quelle main rallumera les lampes Et l’espoir, me rendra les blancs oiseaux enfuis Et jonchera de fleurs les routes que je suis ?
More by Tristan Derème
- Chasseur morose, las durant la nuit sereine
- Comme j’allais, couvert de la poussière du voyage
- Comme les marronniers d’Inde et la grange, qu’on
- C’est février, le mois des chattes et du givre
- C’étaient les maquignons sous le jaune feuillage
- Dans la froideur de l’aube hivernale, il bruine
- Dans le calme, la barque se balance
- Dans l’odeur des œillets, du fenouil et du buis