French poem
Comme j’allais, couvert de la poussière du voyage
by Tristan Derème (1889–1941)
Comme j’allais, couvert de la poussière du voyage, Heurtant aux pierres mes sandales, Vous étiez au balcon que les glycines automnales Enguirlandent de leur feuillage. Et vous étiez si calme parmi l’ombre, Votre visage était si pur En ce crépuscule d’octobre, Que je sentais sur mon épaule Se nouer un manteau d’azur, Et que, dans ma poitrine, en secouant des étincelles, Mon cœur ivre battait des ailes.
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