French poem
Le vent perce la porte et souffle sur le feu
by Tristan Derème (1889–1941)
Le vent perce la porte et souffle sur le feu Et je tremble qu’un jour nous puissions dire : « Feu Notre amour… » Tu souris, heureuse et rassurée ; Notre tendresse est forte et brave la durée. Et cependant… Non, non, le charme est trop puissant Qui lie à ta beauté mon cœur adolescent Pour que jamais le rompe ou le temps ou l’orage. Vivons paisiblement sous ce tranquille ombrage Sans redouter qu’un jour le ciel soit obscurci, Car l’amour éternel… Car l’amour éternel… Et c’est toujours ainsi.
More by Tristan Derème
- Le soir pique à l’azur des grains de mimosa
- Le soleil a doré tes lèvres. Un bourdon
- Le temps est achevé des cris et des tempêtes
- Le vent hurle, et dans sa monstrueuse colère
- Les bouleaux du matin sous quoi tu te recueilles
- Les fraises dans le plat de blanche porcelaine
- Les jours sont plats comme des soles
- Les nuages légers comme une laine grise