French poem
Quand on n’a plus ni sou, ni bûche, ni fagot
by Tristan Derème (1889–1941)
Quand on n’a plus ni sou, ni bûche, ni fagot, Quand on a le cœur froid comme un vieil escargot, Hélas ! et pas un brin de tabac pour trois pipes, On évoque un jardin torride où des tulipes Fastueuses dans la fournaise des juillets S’épanouissent ; et les yeux émerveillés, L’on rêve. Mais alors doucement tu murmures, Ma lampe, et songeant au verger des figues mûres, Aux corbeilles de fruits lourds sur le guéridon, Le cœur s’en va comme un navire à l’abandon.
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- Prends ton manteau. Suspends les plaintes éternelles
- Puisque dans cette chambre où l’amour triompha
- Puisque je suis assis sous ce pin vert et sombre
- Puisque tout est pareil aux feuillages labiles
- Quand tu m’auras quitté (ne lève pas les bras)
- Que de fois j’ai souri pour te cacher mes larmes
- Que mes poèmes soient étranges
- Que m’importe l’amour et les roses, si tu