French poem
Quand tu m’auras quitté (ne lève pas les bras)
by Tristan Derème (1889–1941)
Quand tu m’auras quitté (ne lève pas les bras), Quand tu m’auras quitté, car tu me quitteras, Je n’irai plus chercher d’œillets chez la fleuriste. Je demeurerai seul avec mon rêve triste. Et je dirai : « Voilà la chambre où tu te plus, Et voici le miroir qui ne te verra plus, La table d’acajou, le canapé, le pouf, le Tabouret où le soir tu posais ta pantoufle. Ô golfe calme, où le bonheur était ancré !… » Et quelquefois amèrement je sourirai, En feuilletant mon vieux Racine aux coins de cuivre, Des pantins que tu fis dans les marges du livre.
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- Puisque dans cette chambre où l’amour triompha
- Puisque je suis assis sous ce pin vert et sombre
- Puisque tout est pareil aux feuillages labiles
- Quand on n’a plus ni sou, ni bûche, ni fagot
- Que de fois j’ai souri pour te cacher mes larmes
- Que mes poèmes soient étranges
- Que m’importe l’amour et les roses, si tu
- Quelle bataille se livre