French poem
Sur une statue de Didon
by Tristan L’Hermite (1601–1655)
Ô BIECT digne d’idolatrie, Si ton ingrat Troyen te fit vn mauuais tour, Ie ne m’estonne pas de cette tromperie, Celuy qui trahit sa Patrie, Pouuoit bien trahir son amour.
Ie m’estonne bien plus dont vn cyzeau sçauant S’éternise en nous deceuant, Lors qu’il te remet sur la terre, Et qu’il nous fait passer pour vn sujet viuant Vn corps qui n’est fait que de pierre.