French poem
« Coup d’épée ; oui, mais non de poignard. »
by Victor Hugo
Coup d’épée ; oui, mais non de poignard. Il te faut, Poëte, un tournoi franc et libre, où, le front haut, On lutte, glaive au poing, sans fureur vipérine, Pied à pied, face à face et poitrine à poitrine, Toi, soldat du droit, lui, champion de l’enfer ; Tu veux combattre au jour, loyal comme le fer, Fauve et terrible avec la candeur des colombes, Afin que si c’est toi, poëte, qui succombes, Tu puisses, en entrant au sépulcre demain, Trouver Cid et Bayard qui te tendent la main.
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