French poem
La Passante
by Albert Londres (1884–1932)
Sans trop savoir comment la chose s’était faite, Une femme passait et je l’aimai soudain. Ce n’était pas, mon Dieu ! que mon cœur en eût faim ! Mais la femme était belle et moi j’étais poète.
Cette femme qui passe et va sans s’arrêter Se renouvelle ainsi tous les jours dans ma vie. Tous les jours une femme élégante et jolie Emporte tout mon cœur sans jamais s’en douter.