French poem
Te souviens-tu de ce matin d’hiver
by Albert Mérat (1840–1909)
Te souviens-tu de ce matin d’hiver, De la dernière et chère promenade ? Il faisait beau, le soleil était clair : C’était un temps d’heureux ou de malade.
C’était aussi notre pays charmant, Le fleuve lent et sa rive un peu plate ; Et les coteaux qui dressent finement Au bord du ciel leur forme délicate ;
Et je pensais : les pentes de velours Verront encor la belle promeneuse. Aux mois si doux où l’été fait les jours Longs et pareils à l’âme lumineuse.