French poem
À l’Enfant qui n’est plus
by Amable Tastu (1795–1885)
Dors, cher enfant, dors, petit ange, Ferme doucement tes beaux yeux ; Trop pur pour ce monde de fange, Rejoins tes frères dans les cieux.
Au seuil de ta vie éphémère Saisi du sommeil éternel, Tu n’as, dans cette coupe amère, Puisé que le lait maternel.
Passé du lit qui t’a vu naître, À ce lit qu’on ne peut bercer, Dors ! heureux de ne pas connaître Les pleurs que tu nous fais verser !