French poem
Dans la forêt
by André Van Hasselt (1806–1874)
Oh ! la verte forêt, oh ! la verte forêt, Qu’il est doux, qu’il est doux ton silence ! N’es-tu pas pour l’esprit un asile secret ? Un refuge où notre âme s’élance ?
Comme un temple de Dieu, sous tes arbres épais, Le poète songeur tu l’accueilles. Il respire le calme, il respire la paix Dans ton vert sanctuaire de feuilles.
Loin des hommes méchants, loin du bruit des partis, Il y trouve, parmi les grands chênes, Mille échos de son cœur, dans les grottes blottis, Le murmure charmant des fontaines,
Et surtout deux oiseaux qui, pendant tout l’été, Vont chantant sur la branche fleurie ; Car c’est toi, n’est-ce pas ? doux oiseau Liberté, Et c’est toi, doux oiseau Rêverie.