French poem
175 (Rien ; l’univers n’est rien. Nulle…)
Rien ; l’univers n’est rien. Nulle énigme pour l’homme Dont l’esprit et les sens ont perçu le néant. — La turbulente vie hasardeuse, et le somme À jamais, dans le sol maussade et dévorant !
Rien ! Partout l’éphémère et partout le risible, Partout l’insulte au cœur, partout la surdité Du Destin, qui choisit pour délicate cible La noblesse de l’homme et sa sécurité.
— Et parmi cette affreuse et poignardante injure, Seulement toi, visage au masque de velours, Divinité maligne, enivrante, âpre et pure, Consolateur cruel, doux et terrible Amour !